Colloque international 2019

30-octobre2008-roma-057Photo M.Lauwers

Le colloque de juin 2016 a fait germer quelques graines… parmi les projets en herbe, l’idée d’un deuxième volet sur le thème du Réenchantement, mais axé cette fois sur la nature en milieu urbain. Il nous est en effet apparu que notre appel à communications pour le précédent colloque avait suscité beaucoup de réflexions portant sur le monde naturel hors les villes. Or, il y aurait beaucoup à dire sur la nécessité de réenchanter les rapports entre l’humain et le non-humain en milieu urbain, et sur les nombreux écrivains, artistes, urbanistes, et citadins qui s’y emploient.

img_20161106_131509738Photo Bene Meillon

 “Réenchanter le sauvage urbain :

Percevoir, penser et vivre avec la nature en  ville”

 Colloque international à Perpignan

au Palais des Rois de Majorque, du 11 au 14 juin 2019

 

Atelier de recherche en écocritique et écopoétique

sous l’égide du CRESEM, Université de Perpignan Via Domitia (UPVD)

 

 

Écrivains invités

Belinda Cannone, écrivaine française, marraine des PUP et auteure de S’émerveiller, 2017.

Nathanael Johnson, journaliste et écrivain californien, spécialiste de la nature en ville et de questions environnementales, auteur de Unseen City The Majesty of Pigeons, the Discreet Charm of Snails & Other Wonders of the Urban Wilderness, 2016.

 

Conférenciers Invités

Nathalie Blanc, Géographe, Directrice CNRS, spécialiste de la nature en ville

Serenella Iovino, Univ. de Turin, Italie, spécialiste d’écophilosophie, des nouveaux matérialismes et des humanités environnementales

Anne Simon, Directrice CNRS, Directrice du programme Animots, spécialiste de zoopoétique

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Photo Bene Meillon

L’idée de ce colloque international a germé à partir d’une première manifestation scientifique organisée à Perpignan en juin 2016 sur le thème “Lieux d’Enchantement : Écrire et réenchanter le monde” (avec trois volumes collectifs internationaux en passe d’être publiés). Tandis que le premier évènement a rassemblé avec un succès sans précédent en France de nombreux chercheurs et écrivains venant d’horizons, de pays et de disciplines variés, il s’est avéré que l’appel à communication avait attiré en grande majorité des interventions se focalisant sur les lieux d’enchantement hors les villes et autres paysages urbains. De ce constat s’est imposée la réflexion selon laquelle, si l’interconnectivité entre humains et environnements naturels à l’écart de zones à forte densité démographique reste en effet d’une importance capitale – il demeure tout aussi crucial de se pencher sur les nombreux enchevêtrements liant naturecultures humaines et extra-humaines au sein même des milieux urbains et périurbains. En effet, contrairement à ce qui est insinué de façon erronée par la modernité, la nature ne commence pas là où s’arrête la ville, à la périphérie des lieux citadins ; au contraire, elle se fond de façon inhérente à la vie quotidienne pour la majorité des humains qui vivent dans des zones densément peuplées. En même temps que, désormais, plus de la moitié de l’humanité réside dans des espaces urbains (une tendance estimée en constante hausse pour les décennies à venir), les formes de vie non-humaines co-évoluent avec nous dans des environnements qu’on ne saurait plus penser de façon antagoniste par rapport au concept de nature. De façons plus ou moins visibles, les agentivités animales, végétales élémentaires et même microbiennes suivent les chemins tracés par nous, humains, en s’y adaptant et en modelant à leur tour nos habitats citadins partagés, allant même jusqu’à envahir ce lieu de résidence plus intime que représente le corps humain.

Si les prétendus modernes voudraient trouver refuge dans la notion d’un lieu de résidence civilisé qui permettrait de tenir le sauvage à distance, une vision à ce point anthropocentrée rend néanmoins aveugle à cette coexistence qui échappe en partie à notre contrôle de myriades de formes de vie au sein de nos plurivers partagés urbains et périurbains, emmurés, grillagés ou sécurisés. Il suffit ainsi de songer à la pullulation de coyotes dans les banlieues nord-américaines, de hyènes tachetées dans les villes éthiopiennes, de renards dans les métropoles européennes, de ratons laveurs dans les bois parisiens, de perruches chatoyantes colorant le ciel à Bruxelles, de geckos sur les murs des maisons en Inde, en Espagne – et, de fait, à Perpignan –, ou encore aux intrusions nettement moins extraordinaires de cafards, de fourmis ou d’autres insectes au sein de nos écosystèmes citadins, pour guérir de l’illusion selon laquelle il existerait une dichotomie séparant les humains et les villes des non-humains et de la nature. Qui plus est, bien qu’aux premiers abords, ces animaux non-domestiques soient souvent considérés comme nuisibles ou dangereux, nous assistons à un effort croissant de la part de communautés locales d’accorder une place nouvelle aux intra-actions potentielles entre ces différentes populations (que celles-ci soient issues du monde végétal, animal, humain ou autre) et ceci en obligeant les humains à s’adapter à des agentivités non-humaines et vice versa. Pour ce qui est des plantes, la prolifération sauvage de « mauvaises herbes », l’abrogation des pesticides en ville, l’aménagement de parcs urbains, de balcons, de trames vertes, de jardins, etc. participent à faire de ces populations végétales des êtres présents dans nos trajets, promenades, loisirs et lieux de travail quotidiens, entre autres.

Après une journée d’étude exclusivement consacrée au “Végétal dans son milieu urbain” organisée à Perpignan en Mai 2017, le présent colloque international a pour vocation de prolonger les recherches précédemment menées, tout en élargissant le mouvement de réenchantement des relations complexes et souvent invisibles entre humains et extra-humains, relations enracinées cette fois dans des mondes en devenir spécifiquement citadins.

Bien que les organisatrices soient spécialisées en écocritique et écopoétique, nous voudrions encourager les dialogues transdisciplinaires et invitons, de ce fait, les chercheurs et chercheuses ainsi que les artistes d’horizons divers et variés à se rassembler afin de faire avancer la recherche et la pensée contemporaines concernant les systèmes complexes nichés au quotidien dans les écosystèmes urbains. Nous ferons ainsi bon accueil aux penseurs et penseuses venant des champs de l’urbanisme, de la biologie, de la biosémiotique, de l’anthropologie, de l’écologie, de la botanique, de la géographie, de la sociologie, de l’entomologie et de l’ornithologie, de l’histoire, de la philosophie, des arts visuels, etc. ainsi qu’aux chercheurs et chercheuses des disciplines éminemment transdisciplinaires que sont l’écocritique, l’écopoétique, la zoopoétique, l’écopsychologie, l’éthologie, d’ethnozoologie, l’écoféminisme et bien d’autres. Le comité scientifique accueillera avec intérêt des propositions portant sur les thèmes suivants, sans que ceux-ci soient restrictifs pour autant:

 

  • Le réalisme magique comme mode artistique particulièrement apte à révéler la part de mystère affleurant dans la nature en ville
  • Le postmodernisme et la réécriture de mythes ayant trait aux cultures urbaines
  • La façon dont le nouveau matérialisme et l’écocritique matérialiste ont essaimé de nouveaux paradigmes écopoétiques permettant d’entrevoir les produits de nos naturecultures comme les chants nés d’une coproduction
  • Le rôle de l’urbanisme et de l’aménagement urbain dans le réenchantement de la façon dont les humains conçoivent la nature en ville
  • Les enchantements des villes anciennes par rapport aux villes plus récentes
  • Les initiatives communautaires, locales et/ou militantes permettant de tisser ensemble liens sociaux et trames natureculturelles
  • Les pratiques, rituels et pensées écoféministes dans un cadre urbain
  • L’écopsychologie et ses apports pour réparer les connexions entre les humains et leur environnement dans le contexte de la ville
  • Les évolutions de l’écosophie et comment celle-ci permet de repenser l’ontologie du vivant en milieu urbain
  • Les populations citadines post-coloniales et leurs relations au sauvage urbain
  • Le métissage et le brassage dans une perspective multiculturaliste de la nature en ville
  • Les théories et la production des déchets en lien avec le sauvage en zones urbaines
  • La communication végétale entre les plantes qui participent d’un écosystème urbain
  • En quoi la biosémiotique met en lumière le sens caché et les sens éveillés par le sauvage urbain
  • Les sources urbaines d’alimentation (voir par exemple le travail d’Ava Chin, « chasseuse-cueilleuse urbaine », auteure du livre Eating Wildly,  ou « Manger Sauvagement »)
  • Les questions de santé, psychique et physique, en lien avec la nature en ville
  • Les implications conceptuelles du mot anglais “feral” (faisant référence à ce qui se soustrait à la domestication humaine : appliqué d’abord aux animaux, ce terme renvoie désormais également à certaines plantes) sans équivalent dans d’autres langues européennes telles que le français ou le néerlandais (voir à ce propos George Monbiot, Feral, paru en 2013)
  • L’éducation en matière de nature dans un cadre citadin
  • Les formes artistiques natureculturelles urbaines (le graffiti, la danse, la musique, etc.)
  • Comité d’organisation

Margot Lauwers, Université de Perpignan

Bénédicte Meillon, Université de Perpignan

Claire Perrin, Université de Perpignan

Caroline Durand-Rous, Université de Perpignan

  • Comité scientifique

Pascale Amiot, Université de Perpignan (Etudes irlandaises et écopoétique)

Anne-Laure Bonvalot, Université de Montpellier (Écocritique Hispano et lusophone)

Françoise Besson, Université de Toulouse (Ecopoétique anglophone)

Marie Blaise, Université de Montpellier (Écocritique francophone)

Anne-Lise Blanc, Université de Perpignan (Ecopoétique francophone)

Nathalie Blanc, CNRS, Paris (Géographie Urbaine, Humanités environnementales)

Clara Breteau, CNRS UK, Université de Leeds, (Humanités environnementales)

Isabelle Cases, Université de Perpignan (Civilisation Britannique)

Joanne Clavel, Chercheuse en Danse, ‘Université Paris 8, Docteure en écologie scientifique

Nathalie Cochoy, Université de Toulouse (Ecopoétique anglophone)

Aurélie Delage, Université de Perpignan (Aménagement et urbanisme)

Jocelyn Dupont, Université de Perpignan (Littérature et Cinéma)

François Gavillon, Université de Bretagne Occidentale (Écopoétique anglophone)

Bertrand Guest, Université d’Angers (Écocritique francophone)

Daniel Finch-Race, Université de Durham (Écocritique, écopoétique francophone)

Karen Houle, Université de Guelph, Canada (Philosophie, écocritique)

Thibault Honoré, Université de Bretagne Occidentale (Arts Plastiques)

Serenella Iovino, Univ. de Turin, Italie (Écophilosophie, Nouveaux matérialismes)

Edith Liégey, Muséum National d’Histoire Naturelle (Sciences de l’écologie et de l’art contemporain)

Margot Lauwers, Université de Perpignan (Écoféminisme, écocritique anglophone)

Bénédicte Meillon, Université de Perpignan (Écocritique, écopoétique anglophone)

Serpil Oppermann, Université de Hacettepe, Turquie (Écocritique, Nouveaux matérialismes, Écoféminisme)

Stéphanie Posthumus, McGill Univ., Montreal, Quebec (Écocritique et écopoétique)

Jonathan Pollock, Université de Perpignan (Ecopoétique et écophilosophie)

Thomas Pughe, Université d’Orléans (Ecrocritique et écopoétique anglophone)

Sylvain Rode, Université de Perpignan (Aménagement et urbanisme)

Anne Simon, Directrice CNRS, Directrice du programme Animots, spécialiste de zoopoétique

Scott Slovic, Université de l’Idaho, USA (Ecocritique)

François Specq, ENS Lyon (Écocritique anglophone)

 

Le colloque se tiendra en anglais et en français. Les propositions de communications (300-400 mots) sont à envoyer, avec une brève notice bio-bibliographique (5-6 lignes) à ecopoeticsperpignan2018@gmail.com, avant le 1er Octobre 2018. Le retour du comité scientifique parviendra aux auteurs à la mi-novembre.

 

 Site Internet et contact

Page dédiée au colloque sur le site ecopoetics.perpignan.com : http://ecopoeticsperpignan.com/conference-2019/

Adresse e-mail de contact : ecopoeticsperpignan2018@gmail.com

“Reenchanting Urban Wildness:

To Perceive, Think and Live With Nature in Cities”

International Conference, Perpignan June 5- 8 2019

Under the aegis of the CRESEM, UPVD

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Photo Bene Meillon

Guest Writers

Belinda Cannone, French writer, sponsor of the PUP (Presses Universitaires de Perpignan), author of S’émerveiller, 2017.

Nathanael Johnson, American journalist and writer, expert in nature in cities and environmental issues, author of Unseen City The Majesty of Pigeons, the Discreet Charm of Snails & Other Wonders of the Urban Wilderness, 2016

Keynote Speakers

Nathalie Blanc, Geographer, French CNRS Supervisor, urban nature expert

Serenella Iovino, University of Torino, Italy. Ecophilosopher, New Materialism and Environmental Humanities expert

Anne Simon, CNRS Research Director, Head of the Animots program, zoopoetics expert

This international conference comes as an offshoot of a previous ecopoetics conference on “Dwellings of Enchantment: Writing and Reenchanting the Earth,” which took place in Perpignan in June 2016 (with three collective volumes on their way to being published). While this first event successfully brought together many academics and writers from various backgrounds, countries and disciplinary fields, it appeared that the call for papers attracted studies mostly concerned with dwellings of enchantment outside of cities. From there sprouted the notion that, while humans’ intra-connections with their natural environments outside of densely populated areas were indeed of essential concern, it may be just as necessary and urgent to reconsider the many entanglements between human and non-human naturecultures within urban and suburban milieus. For, as opposed to what modernity has often wrongly entailed, nature does not evolve solely starting on the outskirts of our urban dwellings, but has instead become an integral part of the daily lives of a majority of humans, living in densely populated areas. As over half of humanity now resides in urban places––a tendency that has been predicted to keep growing on the increase––, nonhuman life forms have simultaneously been coevolving with us in environments that can no longer be conceived of as antagonistic to the notion of nature. In more or less visible ways, vegetal, animal, elemental, and microbial agencies have followed the roads we have paved, adapting to and, in turn, shaping our shared urban habitats, sometimes even encroaching upon the more intimate dwelling places of our bodies.

If so-called moderns seek shelter in the notion of a civilized dwelling place keeping wilderness at bay, such an anthropocentric vision remains blind to the hardly controllable coexistence of myriad life forms within our gridded, sometimes walled or gated, shared, urban and suburban pluriverses. Suffice it to mention the pullulating of coyotes in North American suburbs, of spotted hyenas in Ethiopian cities, of foxes in all European metropoles, of raccoons in Parisian forests, of parakeets vividly coloring the sky in Brussels, of Geckos nesting on the walls of our homes in Spain and India––or in Perpignan for that matter––and the less glamorous domestic intrusions of cockroaches, ants, or other insects in our urban ecosystems to heal from the delusional idea of a dichotomy separating humans and cities from nonhumans and natural environments. Moreover, while some of these feral animals tend to first be considered as a pestilence or jeopardy, in many cases local communities have been finding ways to reconsider the potential intra-actions between various populations – whether they be part of the vegetal, animal or human worlds – in ways forcing humans to adapt to nonhuman agencies, and reciprocally. As for plants, the wild proliferation of weeds, the cultivation of city parks, balconies, greenways, gardens etc. has made these vegetal populations ever-present in our quotidian commutes, walks, leisure, workplaces, etc.

With a one-day conference held in Perpignan in May 2017 and exclusively devoted to “Vegetal Life in its Urban Milieu,” this new international event builds further on previous research, seeking to extend the enterprise of re-enchanting the complex, often invisible relationships between humans and non-humans that germinate from specifically urban worldings.

If the organizers themselves mostly specialize in ecocriticism and ecopoetics, we would like to encourage transdisciplinary dialogues, and therefore invite academics and artists across a wide range of disciplines to come together and advance current research and thinking on the hidden wonders of urban ecosystems (urban planning, biology, anthropology, ecology, botany, geography, sociology, entomology and ornithology, history, philosophy, visual arts, and academics of the inherently transdisciplinary fields of ecocriticism, ecopoetics, zoopoetics, ecopsychology). The scientific committee will particularly, yet not exclusively, welcome papers addressing some of the following issues:

  • Magical realism as an artistic mode particularly apt to reveal urban wonders
  • Postmodernism and the rewriting of myths about urban culture
  • How material ecocriticism or new materialism have been sowing seeds for new ecopoetic paradigms to envision the products of our naturecultures as co-produced songs
  • The role of urban planning in re-enchanting humans’ conception of nature in cities
  • The enchantments of old cities compared with those of newer cities
  • Community and grassroots initiatives to reweave naturecultural fabrics
  • Ecofeminist practices, rituals and thought in urban settings
  • Ecospsychology as a way of repairing human connections with their environments
  • The latest developments in ecosophy and what light it sheds on an ontology of urban co-dwelling
  • Postcolonial urban populations and their relationships to urban wildness
  • Multicultural cities’ melting pots and plants
  • Waste theory and production in urban areas
  • Plant communication in urban ecosystems
  • What biosemiotics teaches us about urban wonders
  • Urban sources of food (Ava Chin, the New York Times“urban foraging” blogger and the author of a book called Eating Wildly)
  • Health issues and urban nature
  • The conceptual implications of the word “feral”––referring simply to that which has broken free from human domestication, a term that was applied first to animals and now to plants as well––with no exact translation in other European languages such as French or Dutch (George Monbiot, Feral, 2013)
  • Education about nature in urban settings
  • Urban naturecultural art forms (graph, dance, music, etc)

 Scientific coordinator

Bénédicte Meillon, University of Perpignan

  • Organizing committee

Margot Lauwers, University of Perpignan, France

Bénédicte Meillon, University of Perpignan, France

Claire Perrin, University of Perpignan, France

Caroline Durand-Rous, University of Perpignan, France

  • Scientific committee

Pascale Amiot, University of Perpignan (Irish Studies and Ecopoetics)

Anne-Laure Bonvalot, University of Montpellier (Hispanic and Portuguese-language Ecocriticism and Ecofeminism)

Françoise Besson, University of Toulouse (Anglophone ecopoetics)

Marie Blaise, University of Montpellier (Francophone Ecocriticism)

Anne-Lise Blanc, University of Perpignan (Francophone Ecopoetics)

Nathalie Blanc, CNRS, Paris (Urban Geography, Environmental Humanities)

Clara Breteau, (CNRS UK, University of Leeds, Environmental Humanities)

Isabelle Cases, University of Perpignan (British History and Culture)

Joanne Clavel, Danse Researcher, University Paris 8, Doctor in scientific ecology

Nathalie Cochoy, University of Toulouse (Anglophone ecopoetics)

Aurélie Delage, University of Perpignan (City planning and Urbanism)

Jocelyn Dupont, University of Perpignan (American Literature and Cinematographic culture)

François Gavillon, University of Bretagne Occidentale (Anglophone Ecopoetics)

Bertrand Guest, University of Angers (French Ecocriticism)

Daniel Finch-Race, Durham University (Francophone ecocriticism and ecopoetics)

Karen Houle, Guelph University, Canada (Philosophy, ecocriticism, ecopoetics, ecopoetry)

Thibault Honoré, University of Bretagne Occidentale (Fine Arts)

Serenella Iovino, University of Torino, Italy (Ecophilosophy, New materialism)

Edith Liégey, National Museum of Natural History (Ecology and contemporary arts sciences)

Margot Lauwers, University of Perpignan (Ecofeminism, anglophone feminist ecocriticism)

Bénédicte Meillon, University of Perpignan (Anglophone ecocriticism and ecopoetics, American Short Story, Magical Realism)

Serpil Opperman, Hacettepe University, Turkey (Ecocriticism, New materialism, ecofeminism)

Stéphanie Posthumus, McGill University, Montreal, Quebec (Francophone ecocriticism and ecopoetics)

Jonathan Pollock, University of Perpignan (Ecopoetics, ecophilosophy, Shakespearean wild)

Thomas Pughe, University of Orléans (Anglophone ecocriticism and ecopoetics)

Sylvain Rode, University of Perpignan (City planning and urbanization)

Anne Simon, CNRS Research Director, Head of the Animots program, zoopoetics expert

Scott Slovic, Idaho University, USA (Ecocriticism)

François Specq, ENS Lyon (Anglophone ecocriticism)

The conference will take place in English and French. Communication proposals are to be sent as abstracts (300-400 words), with a brief bio-biblio note (5-6 lines) to ecopoeticsperpignan2018@gmail.com, before October 1st, 2018. Feedback from the scientific committee will get sent by mid November 2018.

  • Internet site and contact information

Ecopoeticsperpignan.com page dedicated to the event: http://ecopoeticsperpignan.com/conference-2019/

Contact email address : ecopoeticsperpignan2018@gmail.com

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Photo Bene Meillon