Activités atelier écocri-poétique 2018-2019

Calendrier des séances 2018-2019 de l’atelier de recherche

en écopoétique, écocritique et humanités environnementales

CRESEM, Université de Perpignan

Les séances se tiendront de façon mensuelle, de 17h00 à 18h30 en salle « Terra », au RDC du Bât Y, UPVD, et ailleurs exceptionnellement. Ce calendrier est prévisionnel et certaines dates ou certains lieux et titres sont encore susceptibles de changer. Le calendrier sera mis à jour au fur et à mesure sur le site de notre atelier, avec les résumés et affiches pour chaque séance. Si vous souhaitez recevoir les informations par notre messagerie de diffusion, merci d’écrire un mail à benemeillon@gmail.com.

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Photo Béné Meillon

Le mardi 9 octobre 2018, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Séance d’ouverture de l’atelier pour 2018-2019: “The Wilderness in the City in As You Like It,” Catherine Lisak, Professeure à l’Université de Bordeaux, spécialiste  de Shakespeare.

Affiche Lisak

The ‘native burghers of this desert city’ (2.1.23) in As You Like It is a phrase that refers to the deer Duke Senior would ‘go and kill’ (2.1.22), and the Duke refers to the wild beasts by way of a trope (‘venison’) that anticipates on their morbid (however civilized) destiny. The paradox that commands this line tests our understanding and imagination in more ways than one. The figuration of animals as human beings in Shakespeare’s comedy is a paradox that has well been critically explored, as has the oxymoron of the ‘desert city’, signifying ‘a city deserted by people but peopled by deer’ (Arden 3, 191). What will retain our attention, however, is the way in which the play uncomfortably grounds the status of the city within a rhetorical pattern that heaps up contradictions, designating the living by the dead, the savage by the civilized, the rule of law by the rule of nature. And to begin with, what kind of city are we dealing with that may be characterized by its desertion and wilderness, by the ‘indigenous citizens of repute and power’ (Arden 3, 191) that inhabit (that is, that do not inhabit) it, and by its governance, which not all citizens would readily recognize, or admit.

Le mardi 6 novembre 2018, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

“Environnementaliser l’urbanisme ?” par Sylvain Rode, Maître de conférences en aménagement et urbanisme, UMR 5281 ART-Dev, Université de Perpignan Via Domitia

Affiche Sylvain Rode environnementaliser l'urbanisme

 

Le mardi 4 décembre 2018, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Joanne Clavel. Ecologue et danseuse de formation, elle est aujourd’hui chargée de recherche CNRS au LADYSS. Ses recherches ancrées dans les humanités environnementales étudient les expériences de natures dont le devenir-animal. : “Expériences de nature en ville: réflexions à partir des travaux artistiques du collectif Natural Movement autour des pigeons et de la visite du zoo de la ménagerie de Paris”.

Nature-en-ville-danse

 

Résumé:

J’ai étudié pendant près de dix ans l’impact des activités anthropiques sur la nature. Ancrée dans les sciences de la conservation, ce travail théorique et pratique cherchait également à trouver des solutions face au déclin massif de la biodiversité. En 2006, malgré l’urgence de la sixième crise de la biodiversité les travaux des écologues n’entraient pas en dialogue avec les préoccupations du grand public, des médias et des politiques. Avec une troupe d’artistes ami.e.s, nous avons alors créé le collectif natural movement afin d’approcher et transmettre les sciences écologiques et ses enjeux par des approches artistiques, esthétiques, expérientielles. C’est cette histoire que je souhaite vous présenter aujourd’hui à travers la présentation de trois démarches artistiques. La première, Intensité (2008), est une vidéo-danse qui questionne les changements climatiques ; sa diffusion commence au moment où Claude Allègre falsifie les preuves scientifiques du changement climatique dans les médias français. La seconde, Les Pigeons dansent la ville (2010, 2011), vidéo-danse puis spectacle vivant, questionne nos liens complexes au Pigeon bizet (Columba livia), un animal autant vénéré dans le passé que détesté de la plupart des urbains aujourd’hui. Enfin, La ménagerie en mouvement (2011-2018) est un atelier proposé aux scolaires maternelles qui visitent la ménagerie du jardin des plantes. Après un échauffement corporel, l’atelier propose une fine observation des animaux avant de les imiter et de s’inspirer de leurs gestuelles pour se mouvoir différemment. Je finirai sur les questions que cette pratique dansée a ouvertes dans ma recherche ; plus qu’une médiation scientifique il s’agit de comprendre ce que toucher et être touché.e apporte à l’écologie.

Le mardi 22 janvier 2019, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Eliane Liddell, Maître de conférences en civilisation états-uniennes à l’UPVD, « Le rêve de Chokwe Lumumba à Jackson, Mississippi. »

C:\Users\Bene\Documents\Atelier Ecopoétique et Ecocritique\Photos\20180509_152713.jpg Photo Béné Meillon

Le mardi 12 février 2019, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Marie-Pierre Ramouche, Maître de conférences en études Mexicaines à l’UPVD, conférence sur le graffiti et les fresques murales dans les Amériques « Le sauvage urbain dans l’œuvre de Bastardilla ».

Le mardi 5 mars 2019, à 17h00, Maison de la Catalanité

Claire Perrin, doctorante au CRESEM, à l’UPVD, travaillant sur la représentation de la sécheresse et du changement climatique dans la cli-fi en Amérique du Nord : « Les femmes et le sauvage urbain dans The Fifth Sacred Thing de Starhawk ».

Le mardi 9 avril 2019, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Jean-Louis Olive, Professeur en sociologie et anthropologie à l’UPVD, “Arts protestataires et arts de rue : les ‘sauvages urbains’ et les combats écologiques de la population Samie en Finlande et Suède ».

Le mardi 7 mai 2019, à 17h00, salle Terra, Bâtiment Y, UPVD

Table ronde sur le réenchantement de la nature en ville : synthèse d’ouvrages et articles sur la question (animée par Caroline Durand-Rous et Bénédicte Meillon).

Du 11 au 14 juin 2019

Colloque international à Perpignan au Palais des Rois de Majorque

“Réenchanter le sauvage urbain : Percevoir, penser et vivre avec la nature en ville”

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Photo Béné Meillon

Conférencières Invitées

Nathalie Blanc, Géographe, Directrice CNRS, spécialiste de la nature en ville

Serenella Iovino, Université de Turin, Ecophilosophe et spécialiste de littérature comparée 

Anne Simon, Directrice CNRS, Directrice du programme Animots, spécialiste de zoopoétique

Ecrivains invités

Belinda Cannone, écrivaine française, marraine des PUP et auteure de S’émerveiller, 2017.

Nathanael Johnson, journaliste et écrivain californien, spécialiste de la nature en ville et de questions environnementales, auteur de Unseen City The Majesty of Pigeons, the Discreet Charm of Snails & Other Wonders of the Urban Wilderness, 2016. (5-6 juin)

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Photo Béné Meillon

Manifestations artistiques

« Les Pigeons dansent la ville », danse contemporaine

Collectif de danses urbaines (La Casa Musicale)

Peinture murale réalisée durant le colloque sur le sauvage urbain, par un artiste grapheur

Exposition de sculptures végétales par Charles Dalant

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Photo Béné Meillon

Comité d’organisation

Margot Lauwers, Université de Perpignan

Bénédicte Meillon, Université de Perpignan

Claire Perrin, Université de Perpignan

Caroline Durand-Rous, Université de Perpignan

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Photo Béné Meillon

Site Internet:

Page dédiée au colloque sur le site ecopoetics.perpignan.com: http://ecopoeticsperpignan.com/conference-2019/